L’épidémie de Mpox connaît une nette régression en Afrique et en République démocratique du Congo, selon le gouvernement congolais. L’annonce a été faite lors du dernier Conseil des ministres, tenu le vendredi 30 janvier 2026, par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, également porte-parole du gouvernement.

Il a indiqué que le directeur général de l’Africa CDC a levé l’état d’urgence de santé publique à l’échelle continentale. Cette décision fait suite au retrait, en septembre 2025, du statut d’urgence sanitaire de portée internationale par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en raison de la baisse significative des cas et des décès liés à la Mpox en RDC et dans plusieurs pays africains, notamment la Sierra Leone, le Burundi et l’Ouganda.

Toutefois, les autorités congolaises appellent à la prudence. « La maladie n’est pas éradiquée et reste endémique », a précisé Patrick Muyaya, ajoutant que le ministère de la Santé maintient la Mpox comme urgence nationale jusqu’en mars 2026.

Des décès signalés dans la province de la Tshopo

Malgré cette amélioration globale, la Mpox continue d’affecter certaines zones du pays. Dans la province de la Tshopo, précisément dans la zone de santé de Basoko, trois décès ont été enregistrés. Selon Robert Esabe, superviseur Hygiène, eau et assainissement, les conditions sanitaires demeurent particulièrement préoccupantes.

Il a relevé que seuls 17 % de la population utilisent des toilettes hygiéniques. La proximité du fleuve Congo et de la rivière Aruwimi conduit plusieurs habitants à utiliser ces cours d’eau comme lieux d’aisance et de dépôt des déchets, favorisant ainsi la propagation des maladies.

Face à cette situation, les autorités sanitaires locales plaident pour la construction et la réhabilitation des points d’eau, l’installation de latrines publiques et le renforcement de la sensibilisation sur le traitement de l’eau.

Une épidémie de choléra signalée en parallèle

Parallèlement, une épidémie de choléra sévit dans la même zone de santé de Basoko. Entre le 1er et le 28 janvier 2026, 57 cas ont été recensés, dont deux décès, selon les services de santé.

Ces données soulignent l’urgence d’améliorer les conditions d’hygiène et l’accès à l’eau potable afin de freiner la propagation des maladies hydriques dans cette partie de la province de la Tshopo.

Akim MBAMBA

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