Le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a appelé à une paix juste, durable et vérifiable en RDC. Et ce, lors de son allocution le mardi 23 Septembre dans la soirée , devant la tribune des Nations-unies à New-York, dans le cadre de la 80 eme session de l’Assemblee générale de cette institution.
À cette occasion, Félix Tshisekedi a placé la République démocratique du congo au cœur des enjeux mondiaux.
Il a lancé un appel solennel à la communauté internationale.
«La communauté internationale a le devoir moral et politique de soutenir cette démarche essentielle afin d’établir la vérité, rendre justice aux victimes et jeter les assises d’une paix durable, ancrée dans la mémoire et la responsabilité partagée»,a-t-il dit.
Le chef de l’Etat n’a pas raté l’occasion de présenter son plaidoyer pour la reconnaissance du genocide congolais dont les preuves sont évidentes .
« Les Nations Unies elles-mêmes, à travers le Rapport Mapping, ont documenté l’ampleur des atrocités. Ce n’est pas seulement un conflit : c’est un génocide silencieux qui frappe le peuple congolais depuis plus de trente ans », a dit le président de la République
Le Chef de l’Etat a salué le multilateralisme qu’il considère non plus comme une option, mais une exigence incontournable qui s’impose au monde au regard des nombreux défis, rapporte la cellule de la communication présidentielle.
Le président de la Republique a dévoilé devant la tribune les priorités de la participation de la RDC au Conseil de sécurité dès janvier 2026.
Selon lui, c’est une participation qui sera résolument constructive et holistique.
Elle s’articulera autour de deux priorités indissociables à savoir paix et sécurité, d’une part, et prévention et résolution des conflits, d’autre part, a fait savoir le président de la République.
Ainsi, la RDC entend également contribuer activement à l’élaboration et à la mise en œuvre du Nouvel Agenda pour la paix.
La République Démocratique du Congo compte placer au cœur du débat la gouvernance exemplaire de ses minerais stratégiques, afin d’en garantir l’exploitation dans le respect des principes de développement durable, de la souveraineté économique et du bien-être des populations.
Le président Felix Tshisekedi s’est prononcé au sujet de la réforme du conseil de sécurité des nations unies .
Pour lui, l’Afrique doit bénéficier de deux sièges supplémentaires dans la catégorie des membres non permanents et de deux sièges dans celle des membres permanents, avec les mêmes droits — y compris le droit de veto —, les mêmes privilèges et les mêmes obligations que les membres permanents actuels.
Forte de ses 54 États et de plus de 1,2 milliard d’habitants, l’Afrique ne saurait demeurer en marge des décisions qui engagent la paix et la sécurité internationales, a soutenu le chef de l’Etat congolais.
Orman BOLA
