Le Football Club Les Aigles du Congo a reçu les félicitations officielles de la Fédération Internationale du Football Association (FIFA) pour son sacre en championnat national de la RDC. Une reconnaissance internationale rendu public le vendredi 25 juillet dernier, qui consacre un parcours impressionnant pour ce club kinois, champion de la République Démocratique du Congo pour la première fois de son histoire, seulement deux ans après sa création.

Mais cette marque d’honneur intervient dans un climat de contestation. Le Tout Puissant Mazembe, écarté du podium et privé de compétitions africaines, continue de contester les décisions de la Ligue Nationale de Football (Linafoot) et de la Fédération Congolaise de Football Association (Fécofa). Le club Lushois a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui a exigé la reprise immédiate du championnat, remettant ainsi en question le classement final.
La lettre de la FIFA ne tranche pas le débat. Cependant, elle salue la performance des Aigles, elle n’équivaut pas à une homologation officielle du titre. L’instance mondiale n’est pas tenue de se conformer à l’arrêt du TAS, mais l’incertitude reste entière.

Dans ce flou, la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) avait reconnu son incapacité à relancer le championnat, évoquant des contraintes logistiques et organisationnelles. Elle avait tout de même promis de publier un classement définitif une fois les litiges épuisés.
Rappelons que, c’est à Lubumbashi que les Aigles ont scellé leur sacre, en arrachant un nul (1-1) face au Tout Puissant Mazembe. Ce point les a portés à 35 unités, hors de portée de Lupopo et Maniema Union. Déjà prometteurs la saison passée, les Aigles concrétisent cette fois leurs ambitions, après avoir manqué de peu une place en Coupe de la Confédération.
En revanche, Mazembe paie cher une erreur administrative, six points perdus pour l’alignement irrégulier de l’attaquant Malawite, Patrick Mwaungulu. Une sanction qui pourrait lui coûter l’Afrique, sauf retournement de situation au terme de l’appel en cours.
Martin KANYEBA
