Le président Félix Tshisekedi appelle à un multilatéralisme repensé et à une réforme du Conseil de sécurité. C’est ce qu’il a dit à l’occasion du 80e anniversaire de la Charte des Nations Unies, dans une allocution solennelle diffusée sur la télévision nationale.
Ce dernier a réaffirmé l’engagement indéfectible du peuple congolais envers les principes fondateurs de l’ONU : la paix, le respect de la dignité humaine et la solidarité entre les peuples.
Dans un climat international marqué par l’instabilité, les conflits persistants, l’urgence climatique, les crises humanitaires et les menaces globales, le chef de l’État a défendu avec force la nécessité d’un multilatéralisme repensé. Pour lui, il ne s’agit plus d’un simple choix politique, mais d’un impératif pour faire face aux défis contemporains.
« Face à l’ampleur des enjeux actuels, seules des réponses concertées, basées sur la coopération, la justice et une responsabilité commune, peuvent apporter des solutions durables », a déclaré le président congolais.
Mettant en avant l’élection récente de la RDC en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2026-2027, Félix Tshisekedi a présenté ce mandat comme une opportunité de promouvoir une gouvernance internationale plus juste, inclusive et orientée vers la prévention des conflits. Il a également plaidé pour une réforme en profondeur de cette instance, estimant que l’Afrique doit y occuper une place plus conforme à son poids démographique et géopolitique.
Le président congolais a par ailleurs souligné l’impact des mutations technologiques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle, sur les sociétés. Il y voit des perspectives prometteuses pour le développement, la santé, l’éducation ou la gouvernance, mais a mis en garde contre les nouvelles formes d’inégalités qu’elles pourraient accentuer, en particulier autour de l’accès aux ressources stratégiques, à l’énergie, et face aux pressions environnementales croissantes.
« Ces innovations, aussi porteuses soient-elles, génèrent de nouvelles tensions qu’il nous faut aborder avec lucidité et responsabilité », a-t-il averti.
Selon Félix Tshisekedi, la Charte des Nations Unies conserve, huit décennies après sa signature, sa valeur universelle. Toutefois, pour rester pertinente, elle doit s’adapter aux réalités actuelles et porter les aspirations des laissés-pour-compte du progrès, notamment les femmes, les jeunes et toutes les personnes privées de leurs droits.
En conclusion, il a lancé un appel à un renouveau du multilatéralisme, fondé sur la transparence, la justice et le respect mutuel. Une vision ambitieuse d’un ordre mondial plus équitable, où les institutions internationales s’engagent activement non seulement à gérer les crises, mais à bâtir un avenir commun et solidaire pour l’ensemble de l’humanité.
Le 26 juin 2025 marque ainsi les 80 ans de la signature de la Charte des Nations Unies, document fondateur d’une organisation toujours centrale dans la défense de la paix et de la sécurité mondiale.
Merveille META
