Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC M23 affirme avoir été la cible d’une frappe de drones. Selon lui, l’attaque, survenue à l’aube du mercredi 11 mars, ne relevait pas d’une simple opération militaire, mais visait spécifiquement le commandement politique et militaire de l’Alliance Fleuve Congo Mouvement du 23 mars (AFC/M23).
« On voulait m’éliminer », a déclaré Nangaa lors d’une conférence de presse tenue le même jour des frappe à Goma. Il précise que le général Sultani Makenga, pilier opérationnel de l’AFC/M23, faisait également partie des cibles visées.
L’attaque a causé la mort de trois personnes, dont une employée française de l’UNICEF, et a provoqué des dégâts matériels importants. Les rebelles de l’AFC/M23 attribuent cette frappe aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Pour certains observateurs, cette accusation pourrait également s’inscrire dans une stratégie de communication visant à attirer la sympathie de la communauté internationale et à dénoncer une prétendue violation du cessez-le-feu par Kinshasa.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, rejette toute responsabilité et affirme : « Nous connaissons très bien les méthodes du père, le Rwanda, et du fils, le M23. » Dans un communiqué, le gouvernement a réaffirmé son attachement au respect du droit international humanitaire, notamment pour la protection des populations civiles et du personnel humanitaire, même dans les zones sous occupation.
Matthieu BEYA
